Rapport de stage








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date de publication03.04.2018
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p.21-bal.com > comptabilité > Rapport
juliealix@hotmail.fr
Promotion 47 (novembre 2008)

RAPPORT DE STAGE



Effectué du 23 Mars au 22 Avril 2010
au Centre d’Incendie et de Secours de Saint-Malo

5, av. Louis Martin

35400 Saint-Malo


Sophrologie dans les unités d’élites



SAPEURS POMPIERS PROFESSIONNELS

DE ST MALO





Formation en sophrologie – Cycle fondamental



Correcteur : Dominique Aubert

Institut de Sophrologie de Rennes

Lieu-dit La Migorais


35480 Messac
www.sophrologie-formations.com

-REMERCIEMENTS-



Je souhaite tout d’abord remercier le Sdis 35, le Centre d’Incendie et de Secours de Saint-Malo, et plus particulièrement le Capitaine Patrick Phillips, qui a permis la mise en place de ce stage.

Merci aux sapeurs pour leur accueil, leur participation et leur confiance.
Mes remerciements vont à l’Institut de Sophrologie de Rennes, aux différents intervenants, à Karine pour sa disponibilité.

A Pascal, Bernard et Dominique, présents tout au long du cycle fondamental, et sur lesquels j’ai pu m’appuyer tout au long de ma formation.
Mes pensées vont à mes camarades de promotion, celles et ceux avec qui j’ai partagé cette aventure, qui m’ont vue grandir et m’ont aidée à le faire. Un grand merci à eux.
Je tiens également à remercier Gwenaële Le Texier-Morvan, pour sa disponibilité, son écoute et ses partages.
A mes proches, à mon amie de toujours, à Jérôme, merci pour tout !
A mes parents, pour leur soutien de tous les instants, leur confiance, leur amour…

Merci.

SOMMAIRE
-LA MISE EN PLACE DU STAGE- p.4


  1. L’élaboration d’un projet




  1. Le cadre du stage




  1. Les conditions matérielles


-LES SEANCES- p.9


  1. Programme d’ensemble



  1. Séance n°1



  1. Séance n°2



  1. Séance n°3



  1. Séance n°4




  1. Séance n°5


-L’ANALYSE- p.10


  1. Bilan de la structure




  1. Bilan des participants


3- Bilan personnel et professionnel


-CONCLUSION- p.17

-ANNEXES- p.18

-LA MISE EN PLACE DU STAGE-

1- L’élaboration d’un projet
Depuis les premiers instants de mon cursus à l’ISR, l’idée du stage n’a cessé de me questionner, de m’amener à faire des recherches, de me stimuler.

Encore fallait-il choisir le thème, le cadre ou la structure dans laquelle j’allais intervenir.

En relisant les notes prises tout au long des dix premiers mois de ma formation, je mesure le chemin parcouru, ne serait-ce qu’à travers mes idées de stage.

Si, au départ, j’ignorais quel domaine j’allais expérimenter, ce dont j’étais sûre c’est que je ne souhaitais pas intervenir en milieu scolaire ou dans le domaine du sport.

Si j’en crois mes écrits de l’époque, parce que je les connaissais trop bien.

Je crois surtout que j’en avais de forts a priori.

Cela me fait presque sourire de relire ce genre de propos aujourd’hui.

Car finalement, c’est dans un domaine dans lequel j’ai retrouvé des valeurs, des mécanismes, propres au monde du sport, et qui me sont chers, que j’ai effectué mon stage.
Tout ce cheminement, toutes ces questions pour réussir à élaborer un projet, auprès d’un public qui m’a toujours beaucoup intéressé : les sapeurs pompiers.
Mes objectifs :
Objectifs personnels :


  • me mettre en situation réelle d’exercice professionnel

  • expérimenter les techniques et méthodes intégrées tout au long de ma formation

  • éprouver ma capacité d’adaptation


Objectifs par rapport au public :


  • intégrer la sophrologie dans le cadre de la « préparation opérationnelle » des équipes, avec, dans un premier temps la volonté de leur faire découvrir la sophrologie et ses bienfaits, tant dans leur vie professionnelle que personnelle

  • déclencher une prise de conscience, les amener à découvrir la façon dont ils fonctionnent

  • les amener progressivement à utiliser l’outil sophrologie dans les différentes phases actives de leur travail, à savoir :

    • la préparation physique et mentale

    • le départ et le trajet jusqu’à l’intervention ou la mission (exemple : apprentissage de courtes pratiques, afin de gérer les émotions, le stress, avec un recentrage sur soi et un regain de concentration, suite à l’émulation du départ.)

    • pendant l’intervention (exemple : contrôle de soi sur l’instant présent, afin de conserver la lucidité maximale liée à un geste ou une prise de décision.)

    • l’après intervention (récupération)

2- Le cadre du stage
L’élaboration de ce stage a pu se faire, notamment, grâce aux échanges que j’ai eu avec mon entourage, mes proches. A mes yeux, l’un des meilleurs moyens d’avancer, de construire un projet, est d’en parler autour de soi.

C’est ainsi que progressivement, mes attentes et mes objectifs se sont précisés, et que j’ai pu mettre en place une stratégie afin de mener à bien mon projet.

Cela m’a également permis de développer mon réseau, et de trouver une porte d’entrée, à savoir la recommandation d’un tiers, auprès du responsable des ressources humaines de la caserne de St Malo, le Capitaine Phillips.

Il me paraissait alors important, pour mieux être entendue, de mettre au clair mon projet en créant un document ciblé en fonction de la structure que j’allais démarcher (cf. annexe n°2).

C’est donc munie de quelques documents, et pleine d’ enthousiasme, que je me suis présentée un matin de Février, à l’accueil de la caserne, afin de demander à rencontrer le Capitaine Phillips.

Il m’a réservé un très bel accueil, et a très vite compris l’intérêt que pouvait avoir un tel projet. Il a été sensible au fait que je sois éducatrice sportive, et a apprécié le regard que je portais sur le métier de sapeur pompier ; un regard « juste », et  « réaliste ».

Il était prêt à m’accueillir, mais encore fallait-il qu’il ait l’accord du responsable du département.

En effet, la caserne de St Malo, comme toutes les autres casernes, dépend du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), d’Ille et Vilaine.

Les démarches administratives ont pris beaucoup de temps ; le projet est passé entre les mains du directeur départemental, du président du conseil d’administration, du service santé, … Après plus d’un mois d’attente, d’échanges téléphoniques et de mails hebdomadaires avec le Capitaine Phillips, j’ai eu le feu vert.
Restait à définir comment j’allais intervenir, auprès de qui, et à quel moment.

J’avais déjà proposé au Capitaine de faire un ou deux groupes de douze personnes maximum, avec une séance au minimum par semaine.

Mais c’était avant de connaître l’organisation au sein de la caserne.

En effet, trois équipes appelées « bordées », se relaient, 24h de garde – 48h de repos. Le Capitaine a donc émis le souhait que j’intervienne auprès des trois bordées, afin de ne léser personne.

« Est-il possible que vous fassiez trois fois quatre heures ? ».

Quatre heures me paraissent dans un premier temps trop peu, mais la demande me paraît légitime et très cohérente par rapport au fonctionnement de la structure.

J’accepte donc d’intervenir auprès des trois bordées, non pas quatre, mais cinq fois. La première séance sera l’occasion d’une information, de l’anamnèse, et d’une première pratique.
Très vite, je m’aperçois que l’idée que j’avais de la vie en caserne était juste : c’est un monde et un fonctionnement bien à part, par les horaires, le rythme des gardes alternées, les différentes missions.

Afin de mieux le cerner, je demande à visiter la caserne.

C’est le Major Ménager qui a eu la gentillesse de s’en charger. C’est l’occasion pour moi de voir où vivent ces femmes et ces hommes, dans quelles conditions, quel est leur quotidien.

L’occasion également d’écouter le Major me parler de cette profession, de ses hommes et des valeurs propres à ce métier.

J’écoute attentivement, je le questionne, et tente de m’imprégner de cette ambiance.

Je ressens beaucoup d’humilité, de professionnalisme, de respect, et ce fort sentiment d’appartenance, cet esprit de camaraderie qui semble lui être si cher.

Après avoir échangé longuement avec le Capitaine et le Major, je remarque une différence dans l’image qu’ils peuvent avoir l’un et l’autre de leurs hommes.

Le Major, qui vit avec eux au quotidien, semble plutôt serein quant à l’accueil qui va m’être réservé. Le Capitaine paraît plus inquiet, et très soucieux de l’image que peuvent véhiculer les pompiers.

Présentation de la structure :
 Le Sdis 35 

Avec quelque quarante-cinq mille interventions effectuées chaque année, les trois mille quatre cent vingt sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine remplissent une vraie mission de service public.

Aujourd’hui, le Sdis 35 est présidé par Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine.
Types d’interventions :

  • secours à la personne (69%)

  • incendies (8%)

  • secours routiers (8%)

  • opérations diverses (15%)


Compte tenu de la typologie de l’Ille-et-Vilaine, et des activités qui y sont implantées, des équipes spécialisées se sont constituées :

  • risque chimique

  • sauvetage et déblaiement

  • plongée

  • équipe animalière

  • risque radiologique

  • sauvetage côtier

  • équipe cynotechnique (maître-chien)



Effectifs :

  • deux mille huit cents sapeurs-pompiers volontaires (SPV)

  • six cent vingt sapeurs-pompiers professionnels (SPP)

  • cent-cinquante-six agents au sein des services administratifs



 Le centre d’incendie et de secours de St Malo
Le centre de St Malo est un corps mixte,

  • quatre-vingt-dix SPP

  • quarante-cinq SPV

répartis en trois équipes, appelées « bordées ».

Chaque bordée effectue : 24h de garde - 48h de repos.
On compte vingt-huit personnes par bordée, âgées de vingt à cinquante-cinq ans, dont :

  • trois femmes

  • un arrêt (maladie ou blessure) par jour en moyenne

  • deux personnes par jour en formation

  • cinq personnes par jour en congé

Soit une moyenne de vingt personnes présentes par garde.

  • deux chefs de garde par bordée

Ceux sont eux qui gèrent la garde, qui en ont la responsabilité. Ils ne sortent que sur les très grosses interventions.
Chaque bordée effectue quatre-vingt-seize gardes de vingt-quatre heures par an.
La plus grosse période d’activité : d’ Avril jusque fin Septembre.
Journée type : 8h-8h
8h : appel ; on définie le rôle de chacun,

8h30 : sport jusqu’à 10h15,

10h15-12h : manœuvres,

12h-14h : déjeuner,

14h-17h : manœuvres,

17h-18h : sports collectifs,

libre jusqu’à 8h, fin de la garde.
Chaque agent a un bip.

3- Les conditions matérielles
J’interviens trois fois par semaine (cf. calendrier prévisionnel).

Lieu : salle d’instruction de la caserne

Horaire : 18h30-19h30

Participants : douze personnes maximum par séance, toutes sur la base du volontariat.

Au vu des conditions d’intervention, et du fonctionnement au sein de la structure, tous les inscrits ne pourront pas être présents à toutes les séances (congé, arrêt maladie, formation), ou pourront être appelés sur une intervention en pleine séance.

J’ai dû m’adapter, et en concertation avec le Capitaine Phillips, il a été convenu que :

  • dans la mesure du possible, au moins quatre personnes par bordée seront présentes à toutes les séances, afin de me permettre d’avoir un regard et une analyse sur toutes mes interventions, et leurs évolutions.

  • l’accent a été mis, et le sera au début de chaque séance, sur l’importance de la désophronisation, et la nécessité d’en pratiquer une avant de décaler, s’ils sont appelés en pleine pratique.

Sachant qu’ils ont environ deux minutes pour se rendre jusqu’au véhicule, il leur est possible de prendre vingt secondes pour la désophronisation.
Enfin, il a été précisé à chaque participant, que l’anonymat et la règle de confidentialité seront respectés, tant dans mes échanges avec les personnes de la caserne (supérieurs, collègues), que dans mon rapport de stage.
Calendrier prévisionnel :
Séance n°1

Mardi 23 Mars : bordée 3

Mercredi 24 Mars : bordée 1

Jeudi 25 Mars : bordée 2
Séance n°2

Mardi 30 Mars : bordée 1

Mercredi 31 Mars : bordée 2

Jeudi 1er Avril : bordée 3
Séance n°3

Mardi 6 Avril : bordée 2

Mercredi 7 Avril : bordée 3

Jeudi 8 Avril : bordée 1
Séance n°4

Mardi 13 Avril : bordée 3

Mercredi 14 Avril : bordée 1

Jeudi 15 Avril : bordée 2
Séance n°5

Mardi 20 Avril : bordée 1

Mercredi 21 Avril : bordée 2

Jeudi 22 Avril : bordée 3
Le calendrier est susceptible d’être modifié.

En cas de grosses interventions, il est possible que personne ne soit présent. Les séances pourront alors être décalées à d’autres dates. C’est pourquoi la convention de stage va du 23 Mars au 6 Mai.
-LES SEANCES-

1- Programme d’ensemble
Les conditions d’intervention sont bien différentes de celles que j’avais imaginées au départ.

Je dispose de cinq séances par bordée et ne serai pas en mesure de faire tout ce que j’aurai souhaité expérimenter. Je suis donc dans l’obligation de faire des choix.
Mon projet :

  • expérimenter la relaxation dynamique du premier degré (A et B) ; complète ou abrégée.

  • afin de leur transmettre des outils pour activer de façon positive le mental, j’intègrerai des techniques de sophronisation, mais seulement de présentification. Elles peuvent facilement se faire en groupe, contrairement aux techniques orientées vers le futur et le passé, plus délicates à utiliser, car plus détaillées. Elles seront intégrées lors des deux premières séances, après les stimulations de la RD1 A.


Les séances interviennent juste après le sport, c’est pourquoi les pratiques ne se feront peut-être pas tout le temps debout.

Enfin, l’accent sera mis sur l’importance de la répétition.

Les séances (les contenus, le vécu, les retours des participants) ne sont pas détaillées sur ce document en ligne.
Merci de votre compréhension.
-L’ANALYSE-

1- Bilan de la structure
Le centre de secours de St Malo compte quatre-vingt-dix sapeurs pompiers professionnels.

Cinquante-neuf d’entre eux sont venus au moins une fois, dont :

 douze présents à deux séances

 douze réguliers (trois séances et plus)
Il m’a été difficile d’avoir un regard objectif par rapport à l’absentéisme. Aussi, en fin de stage, j’ai remis à chaque bordée une feuille demandant à chaque participant de m’indiquer les raisons de son absence.

Je n’ai eu le retour que des bordées 2 et 3 (cf. annexe n°6).

 sur quarante participants, treize ne sont plus venus parce qu’ils n’étaient pas intéressés.

Pour les autres, l’absentéisme semble être dû aux interventions, aux formations, congés, arrêts de travail, ou encore mutations.
Compte tenu des conditions d’intervention, il s’agit pour moi d’un bilan plutôt positif par rapport à la participation.
Il y a eu un réel intérêt pour ce projet, ainsi qu’un très bon accueil, tant de la part des décideurs que des sapeurs (participants ou non).

J’aurai aimé avoir un feed-back du Capitaine Phillips, pour savoir ce qu’il avait pu observer au sein même de la caserne. Je lui en ai fait la demande mais il a jugé qu’il n’était pas le mieux placé pour en parler, étant donné qu’il n’a pas participé aux séances.

C’est pourquoi, je vais m’appuyer sur les bilans personnels des participants pour mieux comprendre leurs attentes, et élaborer un projet qui sera au plus juste de leur réalité. Mon but étant aujourd’hui de continuer à échanger avec la structure (Sdis 35), afin de leur proposer mes interventions dans le cadre de la formation continue.

2- Bilan des participants
Ce bilan est effectué à partir des phéno-descriptions et des fiches (de renseignement et de bilan), qui leur ont été remises en début et fin de stage

(cf. annexes n°3,4 et 5).
Résumé des fiches :
 La plus grande majorité n’a jamais pratiqué de méthode de relaxation.

Quelques-uns ont déjà fait l’expérience du yoga et de la sophrologie
 Leurs attentes, deux axes principaux :

  • curiosité, découverte

  • détente, relaxation, gestion du stress

 Regard qu’ils portent sur leur profession.

Un tiers d’entre eux ne s’est pas prononcé.

Les mots clés :

  • passion

  • entraide

  • technique

  • sportif

  • stress

  • social

  • relationnel

  • remises en question

  • fierté

  • esprit d’équipe

  • manque de reconnaissance

  • activité diversifiée

  • fatigue

  • concentration

  • évolution de la profession (doutes, inquiétudes)


 Ce que leur a apporté la sophrologie durant ces cinq semaines.

Deux axes :

 rien ou très peu, car pas intéressé ou pas assez de pratique.

 - un complément

  • une connaissance de son corps et sa mécanique

  • une découverte de la discipline, une initiation

  • détente-relaxation

  • à faire du vide dans son esprit

  • une sensibilisation aux techniques de respiration


 Très peu ont utilisé la sophrologie de manière autonome en-dehors des séances.

  • manque de temps

  • difficultés à se motiver seul

Certains l’utilisent :

  • pour trouver le sommeil

  • pour l’apnée

  • pour le sport

  • pour gérer le stress


 La sophrologie a-t-elle sa place au sein d’une caserne ?

Deux axes de réponse :

 Non : ils ne sont pas sûrs que cela réponde à leurs attentes, pas assez concret

 Oui

  • en récupération après une grosse journée ou une grosse intervention

  • mais en-dehors des gardes opérationnelles (à cause des départs sur interventions)

  • a sa place dans la profession mais peut-être pas au sein même d’une caserne (pas adapté)

  • à la fin des séances de sport

  • pour mieux gérer le stress

 Près de la moitié d’entre eux aimerait continuer à pratiquer avec un intervenant sophrologue :

  • en-dehors des gardes ou de la caserne

  • pour rechercher un perfectionnement, une meilleur maîtrise, afin d’avoir une application plus ciblée

  • en-dehors du cadre du travail

  • sur un autre créneau horaire qu’après le sport



Résumé des phéno-descriptions orales et écrites :
J’ai pu observer une réelle évolution à travers les phéno-descriptions des participants.

Lors des premières séances, étaient surtout exprimées les difficultés :

  • pour ressentir le corps

  • de concentration

  • par rapport à la posture debout

Pour beaucoup, il y avait un décalage entre ce qu’ils venaient de pratiquer, et l’idée qu’ils avaient de la relaxation, leurs attentes (même si la détente ou le calme étaient exprimés).

Le cadre de la pratique les a beaucoup gênés au départ :

  • lumière

  • bruit des voitures dehors

  • départs sur interventions, etc …

Puis progressivement, ils ont intégré leur environnement, avec la pratique (2e ou 3e séance), le cadre n’était plus gênant.

La posture debout devenait presque confortable et facilitait même la perception de certaines sensations.
Il y a eu une réelle prise de conscience pour certains :

  • par rapport à leur corps et à la façon dont ils le traitent

  • par rapport à leur capacité de concentration, à la possibilité d’un retour au calme rapide, même après un fou rire, un départ sur intervention, une séance de sport, etc.

Très vite, certains y ont vu un intérêt et les applications qu’ils pouvaient en faire, tant dans leur vie professionnelle que personnelle.

Bilan :
Si pour la plupart, la découverte, la curiosité étaient leurs principales motivations, ils se sont très vite pris au jeu.

Même si certains n’y voyaient pas d’intérêt ou un manque de concret, nombreux sont ceux que la méthode, les pratiques, ont interpellés.
Comme cela a été exprimé à plusieurs reprises, le monde des sapeurs pompiers reste un milieu masculin, avec tout les stéréotypes qui lui sont propres ; l’homme fort, qui n’a peur de rien, un peu macho.

Aussi, ils ont encore du mal à se défaire de ce genre d’image, et regrettent que cela puisse créer un tel décalage par moment avec la population.

Contrairement à ce que l’on pourrait parfois croire lorsqu’on méconnaît ce milieu, ce ne sont pas des sur-hommes et ils ne se considèrent pas comme des « Superman ».

Ils ont pour certains une image dévalorisée, et se sentent parfois incompris.

Ainsi, les séances de sophrologie leur ont donné un temps pour être entendu, écouté. Un temps pour se poser, pour porter un autre regard sur eux-même.

Cela n’a pas été chose facile pour tous, mais cela a eu le mérite, je crois, de les interpeller, de les déranger, et pour certains de déclencher une prise de conscience.

3- Bilan personnel et professionnel
A l’heure du bilan, je ne saurai séparer le personnel du professionnel.

Si, au départ, mes objectifs professionnels étaient relativement clairs, je ne m’attendais peut-être pas à ce que ce stage révèle ou confirme autant de choses sur le plan personnel.

Confiance en la méthode / Confiance en moi
Lors de mes démarches pour la mise en place du projet, lors de mes rencontres avec les différents protagonistes, je ne me suis pas vraiment posé de questions.

En revanche, après ma première intervention, je me suis énormément questionnée.

Avais-je été trop inductive ? Devais-je leur expliquer l’intérêt de la méthode ?

J’avais le sentiment de ne pas m’être assez « vendue », et surtout, je devais faire face à ce qu’ils m’avaient renvoyé dans leurs phéno-descriptions orales.
C’est ce genre d’expérience, ces questionnements, qui progressivement me permettent de prendre confiance.

En faisant confiance en la méthode, qui est quelque chose de sûr, de structuré, j’apprend à me faire plus confiance, ainsi qu’aux participants.

Mais ce n’est pas quelque chose d’acquis.

Je me suis surprise à plusieurs reprises à être déçue, parce que les retours, les ressentis, ne correspondaient pas aux attentes que j’avais, consciemment ou non.

Je suis encore trop souvent dans l’attente de quelque chose. Certainement de reconnaissance.
En continuant à effectuer ce travail sur moi, en acceptant de me faire confiance, j’espère ne plus avoir ce besoin de reconnaissance qui de temps à autre pourrait venir fausser mon travail de sophrologue, et aller à l’encontre du principe de réalité objective, l’un des principes fondamentaux de la sophrologie.

Ce principe consiste, en tant que professionnel, à se rendre compte de ses propres limites, de ses compétences, ainsi qu’à voir les choses davantage comme elles sont, et non comme l’idée qu’on en a.

Enfin, si la remise en question est parfois nécessaire pour respecter ce principe et progresser dans sa pratique, elle ne peut néanmoins pas devenir systématique, sans quoi elle deviendrait un frein.

« Fais ce que tu crois être juste, et crois en ce que tu fais. »

Anonyme

Une place à part entière
Pour la première fois, et ce dès le premier jour du stage, je me suis sentie comme une professionnelle à part entière.

Je me suis très vite sentie bien, presque apaisée. Comme si durant toutes ces années, j’avais erré, sans jamais véritablement savoir où me poser.

J’ai le sentiment d’avoir trouvé ma place.
Parallèlement à cela, je me suis sentie plus femme que jamais. Et comment ne pas l’être dans un milieu essentiellement masculin.

Mais alors qu’auparavant j’avais du mal à assumer ma féminité, cela est devenue une force, un atout. Je me suis sentie femme telle que j’étais, vraie, sans artifices.

J’ai enfin pris conscience que ce n’était pas être faible qu’être une femme et de l’assumer.

Il est vrai que j’ai toujours été attirée par les pratiques, les façons de faire, dites plutôt masculines. Je me rends compte qu’enfant, j’avais déjà une image peu valorisée de la femme (de la fille), et peu importe pourquoi.

Ce qui compte aujourd’hui, c’est que je me découvre femme, j’apprends, et j’apprécie cela.

Porter un autre regard sur mon corps, ne plus être sans cesse dans l’effort, l’affrontement, mais laisser une place à ma sensibilité.

Accepter qu’être douce, pleurer, prendre soin de soi, des autres, ce n’est pas être faible, et prendre conscience que cela fait partie de la « panoplie » de LA femme, de celle qui, aussi, a la chance et la force de donner la vie.
Je ne sais pas exactement par quels mécanismes mon expérience de stage m’a amenée à ces prises de conscience. Je crois que le stage a été comme un coup de projecteur sur tout ce qui s’est mis en place durant ces deux dernières années. L’image de moi que les participants m’ont renvoyé a renforcé le processus. Comme s’ils avaient fait caisse de résonance.
Ainsi, avec ma formation, le stage, mes rencontres, j’ai le sentiment d’avoir enfin trouver ma place, professionnellement, mais aussi personnellement, dans la vie, et au delà de ça, dans l’existence.

Mon passé / Mes expériences
Pendant longtemps, j’ai souhaité mettre de côté mes expériences passées. Oublier mes échecs et tout ce qui s’y rapportait. Le capeps, l’enseignement, le milieu du sport, etc.

Or, lors de ce stage, mes expériences, les compétences que j’ai acquises dans le passé, ont été un réel atout :

  • pour créer l’alliance

  • pour faire accepter mon projet


Aussi, cette expérience au sein du centre de secours et d’incendie de St Malo, conjointement aux échanges faits avec différents formateurs du cycle supérieur, m’a permis d’intégrer, d’accepter mes échecs passés et de modifier mon regard sur ce qui m’empêchait d’aller de l’avant.

Mes expériences, mes échecs, m’ont construite. Ils constituent le socle sur lequel je me repose aujourd’hui, et qui est une base solide pour l’élaboration de mes projets futurs.

Ce qui m’apparaissait être comme un boulet que je traînais auparavant, se révèle être une vraie richesse à présent.

Ainsi, tout cela a révélé (ou confirmé ce que je m’entêtais à ne pas vouloir voir) que j’étais faite pour travailler en groupe et sur toutes ses dynamiques :

  • l’écoute

  • la communication

  • la cohésion, etc.


En travaillant sur le présent, l’ici et maintenant, j’ai pu, « mine de rien », régler des choses avec mon passé, et ainsi préparer au mieux mon envol pour mes projets futurs.

Perspectives 
 Le stage
Par rapport au projet initial, et aux objectifs que je m’étais fixés, je n’ai pas pu pratiquer, proposer, tout ce que j’aurai souhaité.

Par exemple :

  • plus de techniques de sophronisations

  • pratiquer en tenue d’intervention afin d’approfondir le travail sur le schéma corporel et les organes sensoriels

  • animer de courtes pratiques dans les véhicules


Ces cinq semaines d’intervention m’ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de la caserne et les attentes des sapeurs.

Aussi, des interventions dans le cadre de la formation professionnelle continue me semblent plus adaptées et je souhaite en faire la proposition auprès du Sdis 35.
Mon projet :

Proposer des interventions sur plusieurs demi-journées (de 3h30), en dehors des gardes opérationnelles (comme ils l’ont eux-même exprimé), en ayant une démarche autre que celle que j’avais pendant le stage, qui s’apparentait plus à une découverte, et dont le principal objectif était de déclencher une prise de conscience.
Cette fois-ci, j’opterai pour une démarche plus active, participative, avec des objectifs précis, ciblés, connus des participants.

En les invitant à faire le lien entre les pratiques et l’objectif visé, je souhaite donner du sens et ainsi permettre d’accélérer le processus.

L’idéal serait de pratiquer en-dehors de la caserne (ex : dans un lieu dédié à la formation). En leur faisant prendre du recul par rapport à leur réalité de travail, ils auront peut-être plus de facilité à intégrer les différentes techniques, pour ensuite les réutiliser de façon autonome, dans leur quotidien ainsi qu’au travail.


 Mon projet professionnel
J’ai enfin compris et accepté que pour être efficace et réussir à vendre mes compétences en tant que professionnelle, je devais cibler mes domaines d’intervention.

Avec le cycle supérieur, le stage d’application et des échanges très riches avec certains formateurs et professionnels, l’idée que j’avais de mon exercice professionnel a énormément évolué, et j’ai réussi à définir ce que serait mon activité.

Dans un premier temps, j’envisage d’intervenir directement dans les structures (milieu scolaire, entreprise, associations, …), en ayant pour « spécialité », les dynamiques de groupe.

J’ai également le projet de mettre en place des animations ponctuelles, avec des thèmes précis, éventuellement en travaillant en collaboration avec une collègue sophrologue.

Enfin, si l’opportunité se présente, et que mon activité se développe, je n’écarte pas la possibilité d’ouvrir mon cabinet, même si pour l’instant ce n’est pas ma priorité.

-CONCLUSION-

En rédigeant les dernières lignes de ce rapport, c’est un peu comme si j’effectuais le bilan de ma formation.

Ces deux années furent tellement riches.

Riches de nouvelles expériences, éprouvantes par moment, mais nécessaires.

Accompagnées de rencontres étonnantes, parfois improbables, mais tellement belles.
A l’image de la formation, le stage m’a énormément appris.
Aujourd’hui, j’ai trouvé mon identité professionnelle en tant que sophrologue, j’ai trouvé ma place. Celle-ci évoluera bien entendu avec le temps, les expériences, les rencontres.

Auparavant je ne me sentais pas tout à fait prête à me lancer en tant que professionnelle.
Avec ce stage d’application et le cycle supérieur, j’ai gagné en confiance, j’ai trouvé la posture qui me convient le mieux.

Tant professionnellement que personnellement, je ne suis plus tout à fait la même.

J’ai évolué, j’ai grandi. J’ai compris que j’avais le droit d’être ce que je suis.
Je suis une jeune femme dynamique, pleine d’enthousiasme, et sereine quant à l’avenir.
Et je suis sophrologue.

« Si tu veux progresser vers l’infini, explore le fini dans toutes les directions. »

Goethe

-ANNEXES-

  • n°1- Lexique




  • n°2- Présentation du projet




  • n°3- Fiches de renseignements (3)




  • n°4- Fiches de bilan (3)




  • n°5- Phéno-descriptions écrites (8)




  • n°6- Feuilles d’absentéisme (bordées 2 et 3)




  • n°7- Feuille d’entraînement




  • n°8- Convention de stage




  • n°9- Attestation de stage




  • n°10- Résumé du rapport de stage




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