I. Le langage est-il le propre de l’homme ?








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Annexe




Résumé



I. Le langage est-il le propre de l’homme ?

A. Typologie des « signes »

- indice, signal, symbole, signe

B. L’arbitraire du signe

- pas de lien entre le signifié (image acoustique, son) et le signifiant (image mentale de la chose, image, concept)

C. La double articulation du langage

- monèmes (unités signifiantes minimales) et phonèmes (unités sonores minimales)

- contre-ex : cris des corbeaux ; code de la route ; chinois

- origine : invention de l’alphabet à partir du rébus

- intérêt : économie et innovation : 30 à 50 phonèmes donnent quelques milliers de monèmes qui donnent une infinité de pensées possibles

D. Réaction et représentation

1. Le langage animal est un automatisme sensori-moteur

- faculté de représentation ≠ fonction sensori-motrice

- prendre une chose pour une autre ; utiliser un signe ; jouer à la poupée…

- langage inné et langage acquis ; cf. perfectibilité de l’homme (Rousseau)

2. Le langage humain est représentatif et suppose la pensée

- la faculté de langage repose sur la faculté de penser et la révèle (Descartes)

- ex : machines, ordinateurs ; test de Turing

II. Langage et pensée

A. Peut-on penser sans langage ?

1. La pensée préexiste au langage

- le langage exprime (sans la déformer) une pensée qui lui préexiste : idées, sentiments (Descartes)

- les mots ne signifient pas par eux-mêmes, ils ne sont qu’un moyen de nous rappeler nos pensées (Hobbes)

- critique : comment penser sans langage ? comment manipuler des idées générales et abstraites sans langage ?

- ex. des enfants sauvages

2. Pensée et langage sont indissociables

- penser = parler dans sa tête ; donc on utilise le langage pour penser

- on a l’illusion de penser sans mots car on peut « voir » d’un coup, sans mots, une pensée que nous avons formée dans le langage (Merleau-Ponty)

- la langue découpe simultanément les sons, la pensée et le réel pour produire des concepts (Saussure)

- chaque signe ne prend sens que par opposition aux autres : le sens d’un mot, c’est sa différence avec les autres mots : la langue est une structure au sens fort (Saussure)

- conclusion : le schème conceptuel dépend de la langue ; la pensée se fait toujours dans une langue, donc dans une culture donnée

- ex : Inuits

- critique : ce n’est pas la langue qui détermine la pensée mais la pensée qui détermine la langue

3. Perception, action et langage

- la perception est une interface entre le réel et le langage, entre le continu du réel et le découpage des concepts

- l’action aussi relève du préconceptuel : elle précède souvent la pensée verbale

- de même on pense parfois avant de trouver les mots

- notion d’arrière-plan : on ne peut dissocier la pensée de l’action et de la perception

- il n’y a pas de signification idéale (Wittgenstein, Quine)

B. Le langage : aboutissement ou corruption de la pensée ?

1. Le langage est l’aboutissement de la pensée

- le langage permet de manipuler des idées générales, abstraites (ex : justice) (Rousseau)

- l’intuition est obscure, confuse ; nous n’avons de véritables pensées que lorsque nous les exprimons par le langage (Hegel)

- le langage fait surgir une réalité invisible, uniquement intelligible : une fleur « absente de tous bouquets » (Mallarmé)

2. Le langage corrompt la pensée (Nietzsche, Sartre)

- comme tout moyen, le langage corrompt, abstrait, déforme la pensée (Schopenhauer)

a. La primauté de l’intuitif sur le discursif

- l’intuitif est le début et la fin de toute pensée, le discursif n’a de sens que par rapport à lui (Schopenhauer)

b. Les concepts de la langue déforment la pensée originale

- le langage impose la pensée à entrer dans ses formes fixes (les mots et les concepts) : il appauvrit les nuances infinies de la sensation et de la pensée primitive (Schopenhauer, Nietzsche)

- ex : les mots « amour », « plaisir », « beauté », regroupent des réalités extrêmement diverses

- les mots s’interposent entre le réel et nous, imposent une vision des choses (D. H. Lawrence)

- les mots « boivent notre pensée » (Sartre)

c. Le langage suggère une métaphysique (Nietzsche)

- le langage, la grammaire, supposent une certaine interprétation du monde (Nietzsche)

- ex : la structure sujet-verbe suppose qu’il existe des choses qui agissent, voire qui agissent librement : trois interprétations que Nietzsche conteste

- ainsi la philosophie consiste en un combat contre le langage : penser contre le préjugé du langage (Nietzsche, Frege, Wittgenstein)

III. Y a-t-il un pouvoir du langage ?

- quelques exemples : français et anglais ; mythe de la tour de Babel

A. Langage, société et pouvoir politique

- sophistes : le langage est un instrument de pouvoir et de domination

- la fonction symbolique, traditionnellement réservée au chef (Clastres), devient accessible à tous avec l’isegoria grecque

- persuader et convaincre (ex : le Corbeau et le renard)

B. Jeux de langage et formes de vie (Wittgenstein)

- il existe une multitude de jeux de langage (dire la vérité n’est qu’un jeu possible)

- chaque jeu de langage repose sur une « forme de vie » spécifique

- ex : jouer aux devinettes, lire, réciter, demander, remercier, saluer, prier, raconter, décrire, etc.

C. Quand dire, c’est faire

- énoncés performatifs (Austin)

- ex : « je vous déclare mari et femme »

- acte locutoire, illocutoire, perlocutoire (Austin)

- typologie de Searle : assertifs, directifs, engageants, déclaratifs, expressifs

Conclusion : le mystique comme indicible

- l’essentiel ne peut être dit (Platon)

- le langage ne peut que montrer (et non dire) sa forme de représentation (Wittgenstein)

- l’être n’est rien d’étant (Heidegger), le mode de visée n’apparaît pas lui-même à titre d’objet

- le sujet ne peut lui-même être connu (Kant, Wittgenstein)

- Ni le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. (La Rochefoucauld)


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