I. Le langage est-il le propre de l’homme ?








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Exemples


- Le terrorisme conceptuel illustre le pouvoir caché des mots et des concepts. Cela consiste à dissimuler des idées par l’emploi et la déformation de certains concepts. C’est particulièrement clair en philosophie, quand un penseur défend un certain usage, par exemple, du mot « liberté » : bien souvent il cherche par là à mettre en valeur tel ou tel mode d’être en le couronnant de ce mot illustre, qui lui transmet son éclat (cf. ce que dit Valéry du concept de liberté dans le cours sur cette notion). Mais on trouverait toutes sortes d’exemples : de la croissance économique et la mesure du PIB au concept de résistant en passant le réel, chaque concept est potentiellement l’enjeu d’une lutte de pouvoir.

- Parfois la fonction du langage est neutralisée, et c’est alors que le langage lui-même apparaît. C’est notamment le cas dans la poésie ; mais aussi quand on répète un mot jusqu’à ce qu’il devienne un pur son dénué de sens, et qui nous apparaît soudain dans toute son étrangeté. A l’inverse, quand le langage est efficace on ne le perçoit pas, on l’oublie, il se fait transparent.

- Mythe de la tour de Babel. Dieu a « confondu » le langage originel, il l’a séparé en de multiples dialectes, afin de mettre fin à l’unité des hommes et à la puissance excessive qui en découlait.

- Histoire du cheval Hans : ce cheval « surdoué » résolvait des calculs mathématiques simples en frappant avec son sabot un nombre de coups égal au résultat demandé. En réalité, il décelait sur le comportement de son interrogateur (léger hochement de tête, etc.), même si celui-ci était parfaitement de bonne foi et n’avait aucune intention de l’influencer, le moment de s’arrêter.

Citations


- « Parler d’amour, c’est faire l’amour. » (Balzac, Physiologie du mariage)

- « Elle s’irritait contre cette manie de tout mettre en mots. Les violettes étaient les paupières de Junon et les anémones des épouses inviolées. Comme elle détestait les mots qui se mettaient toujours entre elle et la vie : c’étaient eux les violateurs, ces mots tout faits qui suçaient la sève des choses vivantes. » (D. H. Lawrence, L’Amant de Lady Chatterley, chap. VIII)

- « Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets. » (Mallarmé)

- « la perversité conférant à jour comme à nuit, contradictoirement, des timbres obscurs ici, là clair » (Mallarmé)

- « L’ineffable c’est la pensée obscure, la pensée à l’état de fermentation, et qui ne devient claire que lorsqu’elle trouve le mot. » (Hegel)

- « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, / Et les mots pour le dire arrivent aisément. » (Nicolas Boileau, L’art poétique, chant I)

- Au commencement était le Verbe18… selon la Bible en tout cas. Voyez comment Goethe réinterprète ces mots, en annonçant par avance la philosophie analytique du XXe siècle qui enracine toute pensée et toute parole dans l’action :
Faust : Il est écrit : Au commencement était le Verbe ! Voici déjà que j’achoppe ! Qui m’aidera à poursuivre ? Je ne puis à aucun prix estimer si haut le Verbe. Il faut le traduire autrement, s’il est vrai que l’Esprit m’éclaire. Il est écrit : Au commencement était la Pensée. Considère bien la première ligne, que ta plume ne se précipite pas ! Est-ce la Pensée qui opère et produit tout ? Il faudrait mettre : Au commencement était la Force. Mais au moment même où je note ceci, quelque chose m’incite à ne pas en rester là. L’Esprit me secourt ! Tout à coup, je vois que faire et j’écris d’une main assurée : Au commencement était l’Acte.

Johann Goethe, Faust, Cabinet d’étude (trad. Amsler)

Sujets de dissertation





Le langage n’est-il qu’un instrument de communication ?

Le langage sert-il à exprimer la réalité ?

Le langage est-il un instrument ?

Le langage a-t-il la même valeur pour le poète, le savant et le philosophe ?

Quel usage le poète fait-il du langage ?

La discussion n’a-t-elle pour but que l’accord avec autrui ?


Fonction

du langage

Suffit-il d’apprendre à bien parler pour bien penser ?

La pensée peut-elle se passer du langage ? Peut-on penser sans langage ?

Parle-t-on comme on pense ou pense-t-on comme on parle ?

Pourquoi la philosophie juge-t-elle primordial de réfléchir sur le langage ?

Peut-on dire que les mots nous apprennent notre propre pensée ?

L’acquisition du langage permet-elle de former sa pensée ?

Le langage est-il un obstacle à la connaissance ?

En quoi peut-on dire que parler est le propre de l’homme ?

Les phrases ont un sens : d’où leur vient-il ?

Que pensez-vous de cette opinion de Boileau : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, / Et les mots pour le dire arrivent aisément. » ?



Langage

et pensée

Sait-on toujours bien ce que l’on dit ?

Le sens de ce que l’on dit se réduit-il à ce que l’on veut dire ?

En quel sens peut-on dire que nos paroles dépassent notre pensée ?

Sens et

interprétation

Le langage permet-il aux hommes de se comprendre ?

Les règles du langage sont-elles un obstacle à la communication ?

Le sous-entendu.

Communiquer et informer, est-ce la même chose ?

Langage et

communication

Le langage est-il ce qui nous rapproche ou ce qui nous sépare ?

Langage et société

Par le langage, peut-on agir sur la réalité ? Les mots peuvent-ils agir ?

Y a-t-il un langage du corps ?

A quoi tient le pouvoir des mots ?

Langage

et action

La parole est-elle un pouvoir ? En quel sens peut-on dire que la parole et un pouvoir ?

Le langage est-il un instrument de domination ?

Le fait de parler la même langue institue-t-il entre les hommes des liens privilégiés ?

Dans quelle mesure le langage est-il un instrument de maîtrise ou de domination ?

Recourir au langage, est-ce renoncer à la violence ?

Sommes-nous réduits à subir le pouvoir d’une langue ?


Langage

et pouvoir

Une langue bien faite mettrait-elle fin à toute discussion ?

Un langage rigoureux est-il possible ?

Le langage mathématique est-il encore un langage ?

L’expression « langage mathématique » a-t-elle un sens rigoureux ?

La science apporte-t-elle à l’homme l’espoir de constituer un langage artificiel ?

Pour penser rigoureusement, faut-il renoncer au langage courant ?

Toute querelle de mots est-elle futile ?



La langue

idéale

Le langage parvient-il à tout exprimer ?

Puis-je exprimer pleinement mon individualité ?

Les mots peuvent-ils rendre compte de la nature des choses ?

Les mots nous éloignent-ils des choses ?

Les acquis de l’expérience sont-ils communicables ?

Peut-on parler de ce qui n’existe pas ?



Langage,

réel et vérité

Faut-il regretter que la langue soit équivoque ?

L’ambiguïté des mots peut-elle être heureuse ?

L’ambiguïté

Expliquer une langue, est-ce comprendre le langage ?

Pouvons-nous vraiment dire n’importe quoi n’importe comment ?

Le silence ne dit-il rien ?

En quel sens peut-on dire que nos paroles nous trahissent ?

Pourquoi avoir peur des mots ?

Que signifie l’expression « les mots me manquent pour le dire » ?

Quelles sont les différentes sortes de difficultés que nous pouvons rencontrer dans le dialogue ? Quelles en sont les causes selon vous ?

Héritage des mots, héritage d’idées.

Qu’est-ce qu’apprendre à lire ?

L’homme peut-il être maître de son langage ?

Le silence signifie-t-il toujours l’échec du langage ?

Qu’est-ce que s’exprimer ?

Que veut-on dire lorsqu’on dit d’un animal qu’il ne lui manque que la parole ?


Etc.




1 Cf. cours sur la culture, et Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine de l’inégalité, Partie I.

2 L’observation des actions et des paroles des êtres (animaux, machines, etc.).

3 De ce qu’ils ont faute d’organes : de ce qu’il n’ont pas d’organes.

4 Aristote, Les Politiques, I.

5 Les enchaînements.

6 Socrate prétendait toujours ne rien savoir.

7 Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale, II, chap. 4, § 4.

8 Ibid.

9 Dans le cours sur l’interprétation pour sa thèse sur l’indétermination de la traduction.

10 Ce qui ne peut être dit, expliqué.

11 Célèbre médecin allemand (1734-1815), qui exerça à Vienne et à Paris ; il est le fondateur de la théorie du « magnétisme animal », par le transfert duquel il prétendait guérir les maladies.

12 Babel, de l’hébreu balal, confondre, mêler. Babylone a la même origine.

13 Dans La Société contre l’Etat.

14 Il s’agit de la métaphysique et des questions liées à l’absolu, à Dieu.

15 Ce que fera le christianisme dont Nietzsche dit qu’il est un « platonisme pour le peuple ».

16 Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, 5.632.

17 Jean-Paul Sartre, L’Être et le néant, Introduction, II.

18 Ainsi s’ouvre l’évangile selon Jean : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. » Le mot « verbe » (ou « parole ») traduit le grec logos.



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