Informations pratiques sur l’exposition








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Les 5 sens


Nous avons parlé du toucher et de l’odorat. Mais n’oublions pas l’ouïe, la vue et le goût.

L’ouïe.

Avant de parler de l’oreille, l’organe en jeu dans l’ouïe, il faut déjà comprendre la nature du son. Le son est une succession de vibrations de l’air. Pour se rendre compte de cela, deux expériences peuvent être mises en place.

La première consiste à parler en se tenant la gorge avec une main ; on se rend tout de suite compte que l’on sent des vibrations dans les doigts. Ces vibrations sont produites par les cordes vocales qui, dans la gorge, vibrent pour former des sons.

La seconde consiste à tendre un film plastique (film d’emballage de cuisine) sur une boîte de conserve et à ajouter un peu de sel dessus. Il suffit ensuite de crier en direction des grains (en mettant la main devant la bouche pour ne pas les souffler) qui se mettent alors à bouger en tous sens ! En criant, nous faisons vibrer l’air. Ces vibrations se propagent et rencontrent la membrane en plastique qui, à son tour, se met à vibrer et…fait « danser » les grains.

Le circuit du son dans l’oreille. Lorsqu’un bruit entre dans le pavillon d’une oreille, les vibrations voyagent dans le conduit auditif de l’oreille et font vibrer le tympan se trouvant tout au fond. La vibration du tympan entraîne la vibration des 3 osselets présents dans l’oreille (le marteau, l’enclume et l’étrier). Le mouvement de ces osselets transmet alors une vibration mécanique au liquide qui est contenu dans la cochlée (appelée aussi limaçon). Puis, la vibration du liquide entraîne la vibration des cils présents sur les parois de la cochlée qui produisent des décharges électriques transmises au cerveau. Certains cils sont sensibles aux sons aigus, d’autres aux sons graves. Si l’on écoute des sons trop forts ou de manière trop prolongée, ces cils peuvent être endommagés, ce qui provoque des lésions irréparables…



www.ouplonger.fr/images/schema-oreille-plongee.jpg

Afin de permettre aux enfants de mémoriser le vocabulaire en lien avec l’oreille, il est possible d’utiliser cette histoire à trous. Lisez une première fois l’histoire aux enfants en insistants sur les mots importants, puis lisez une seconde fois la même histoire en vous arrêtant aux endroits indiqués. Les enfants devront trouver le bon mot parmi la liste proposée.

« La balade des sons heureux ! »

Il était une fois 4 sons : « atchoum », « badaboum », « clic clac » et « dring dring » qui utilisaient l’air comme moyen de transport.

Un jour, ces 4 copains sont tombés dans le pavillon d’une oreille. Ce fut alors le début d’une longue aventure… Ils ont d’abord été transportés dans un tunnel appelé conduit auditif puis sont entrés en collision avec une membrane très fine et fragile, le tympan. Cet accident a provoqué le mouvement de 3 petits os, les frères Osselets : marteau, enclume et étrier.

Le mouvement des 3 frères a fait vibrer un liquide dans l’oreille interne. Dans ce liquide vit une population de cils. Et lorsque le liquide vibre, cette population se met à danser et bouger au rythme des sons. C’est ainsi, que leurs pas de cha-cha-cha envoyèrent des messages électriques au cerveau pour lui dire : « atchoum », « badaboum », « clic clac » et « dring dring » !

La vue

Ce sont les yeux qui nous permettent de voir. La vision est un processus très complexe à la frontière entre l’optique, la physique et la biologie.

Si nous pouvons voir un objet, c’est grâce aux rayons lumineux qu’il renvoie. Ces rayons lumineux entrent dans nos yeux par la pupille, traversent le cristallin et rentrent en contact avec la rétine qui envoie un message au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique.

Chaque partie de l’œil a une fonction précise. La cornée permet de concentrer les rayons lumineux ; l’iris influence la concentration de lumière reçue ; le cristallin permet de régler la netteté de la vision; la rétine traduit l’image en message électrique et enfin le nerf optique conduit le message jusqu'au cerveau.

Le goût

Notre langue nous permet de reconnaître la saveur des aliments. Si l’on regarde la langue avec une loupe, on voit des petites bosses que l’on appelle « papilles ». Ce sont elles qui nous permettent de sentir les différentes saveurs en envoyant un message électrique à notre cerveau.

Contrairement à ce que l’on croit, notre langue ne possède pas de zones plus aptes à reconnaître tel ou tel goût ; toutes les papilles ont la capacité de reconnaître tous les goûts.

Cathy Pelletier. Beyond the Tongue Map. Beyond the Tongue Map : Evaluating Taste and Smell Perception. The ASHA Leader, 2002.

www.asha.org/Publications/leader/2002/021022/f021022a.htm

Comme pour tout, l’Homme a mis des mots sur ce qu’il ressentait. Les saveurs les plus courantes et les plus connues en France sont le sucré, le salé, l’amer et l’acide. Cependant, il existe de nombreuses autres saveurs telles qu’umami ou astringent. Ancien directeur du laboratoire de neurobiologie sensorielle de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, actuel Président de l’Institut du Goût Patrick Mac LEOD va jusqu’à dire qu’il existe un nombre incalculable de saveurs et, qu’en fonction des individus, une même saveur ne sera pas ressentie de la même manière. (http://www.franceinter.fr/emission-les-p-tits-bateaux-les-5-questions-reponses-du-dimanche-12-fevrier )

Lorsque l’on mange, notre langue n’est pas la seule à nous donner des informations. Nos dents, notre palais,… nous en disent long également sur la texture du produit ! Notre nez aussi intervient. Il nous permet de ressentir les flaveurs des aliments (chocolat, banane, fraise, grillé,…). Comme nous l’avons déjà vu, lorsque l’on mâche un aliment, de très fines particules (molécules) passent de notre bouche à notre cavité nasale, ceci s’appelle la retro-olfaction. C’est grâce à ce phénomène que nous pouvons apprécier en même temps la saveur, la flaveur et texture des aliments que nous mangeons. Par exemple, si l’on croque une pomme, la langue reconnaît le goût sucré et les dents le croquant du fruit, mais ces deux informations ne sont pas suffisantes, on pourrait par exemple la confondre avec un oignon. Lorsqu’on mâche le fruit, son odeur passe dans le nez...Et alors là, pas de doute, la langue et le nez le confirment : c’est bien une pomme !



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Les handicaps liés aux sens.

La perte ou la diminution de l’odorat s’appelle l’anosmie. Elle est souvent accompagnée d’une perte de l’appétit car les personnes en souffrant ne ressentent plus les arômes des aliments.

La perte ou la diminution du toucher s’appelle l’anesthésie. Il est difficile d’imaginer ce qu’une personne ressent car il nous est impossible « d’éteindre » notre sens du toucher à l’instar de fermer les yeux par exemple.

La perte ou la diminution du goût l’agueusie. Comme pour la perte du toucher, il est difficile d’imaginer ce que ressent une personne atteinte d’agueusie.

La perte de la vue s’appelle la cécité. Le braille, les chiens d’aveugles, les feux piétons sonores, les films en audio description et de nombreux outils ont été mis au point pour pallier à ce handicap.

La perte de l’ouïe s’appelle la surdité. Les personnes sourdes sont parfois muettes car n’entendant pas les personnes parler, elles n’ont pas pu apprendre. La langue des signes, les films sous-titrés et de nombreux outils ont été, là encore mis au point, pour limiter ce handicap.

Quelques idées d’expériences autour des 5 sens.

L’ouïe


Fabriquez vos propres paysages sonores : Lors de l’atelier « Ecoute, tu n’es pas seul », vous avez pu découvrir différents paysages sonores crées par l’équipe de La Rotonde. Afin de créer un paysage sonore, il faut préalablement avoir téléchargé et installé le logiciel (gratuit) Audacity : http://audacity.sourceforge.net/download/

Audacity est un logiciel de montage sonore très simple à prendre en main, vous trouverez à ces adresses des tutoriels d’utilisation : http://www.tutoriels-animes.com/tutoriels-audacity.html et http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-34572-audacity-prise-en-main.html

Maintenant, il vous suffit de réfléchir au paysage que vous voulez créer et aux sons associés. Vous pourrez ensuite télécharger les différents sons sur http://www.sound-fishing.net/ .

Il ne vous reste plus qu’à les assembler à l’aide d’Audacity et le tour est joué !

Mais d’où vient le son ?

Afin de se rendre compte que nos oreilles nous permettent de localiser un son, il existe une expérience toute simple. Une personne ferme les yeux et essaye de localiser une seconde personne faisant un bruit (un claquement de mains par exemple).

Le memory sonore

Il faut tout d’abord préparer 8 paires de boîtes contenant différentes choses (noix, noisettes, cacahuètes, maïs, …). Le joueur 1 secoue 2 boîtes pour les faire sonner et les replace au même endroit. Chaque joueur procède ainsi tour à tour. Le but est de retrouver les boîtes jumelles (produisant le même son). Si l’un des joueurs pense avoir trouvé une paire, il le signale et vérifie en ouvrant les boîtes. Si c’est juste, il gagne une paire qu’il met de côté puis il rejoue. S’il s’est trompé, au prochain tour il devra passer son tour. Le gagnant de la partie est celui qui a gagné le plus de paires !

Vous pouvez aussi (notamment avec les tout petits) simplifier le memory : Changez le contenu des boîtes et cachez uniquement une paire d’intrus que les enfants doivent retrouver. Exemple : Dans 14 boîtes, cachez des grains de maïs, les 2 dernières contiendront des noix.

Veillez à ce que les sons intrus soient très distincts ! Faites aussi attention à la quantité de graines ou objets : elle doit être identique dans chacune des boîtes de la paire. Bien entendu, n’hésitez pas à chercher d’autres objets, d’autres sons...

Le goût

Voici quelques idées d’expériences pour mettre à l’épreuve le sens du goût et se rendre compte que lorsque l’on mange, notre langue n’est pas le seul organe utilisé.

J’ai un Rhube ! : Proposez aux enfants de goûter les fruits et légumes, en se pinçant le nez. Ont-ils reconnu ce qu’ils goûtaient ? Les faire goûter à nouveau, mais cette fois le nez débouché ! Qu’observent-ils maintenant ?

Un nez déroutant : Proposez aux enfants de goûter une chose en sentant l’autre ! Par exemple, ils goûtent la banane et ils sentent le fenouil. Ont-ils reconnu ce qu’ils goûtaient ?

Blind Test : Proposer aux enfants de goûter les aliments les yeux bander ? Ont-ils reconnu ce qu’ils goûtaient ?

Les enfants vous diront sûrement qu’ils ne reconnaissent pas bien ce qu’ils mangent lorsque leur nez est bouché et leurs yeux sont fermés. En effet, la langue nous donne seulement des informations de textures et de saveurs (exemple : le sucré, le salé, l’amer, l’acide,…). Toutes les autres informations nous sont données par notre nez ! C’est pour cela que lorsqu’on est enrhumé, on a l’impression de ne pas sentir le goût des aliments.

Les sirops multicolores : Proposez aux enfants de goûter des sirops dont les couleurs ont été changées : peuvent-ils les reconnaître ?

Il est plus intéressant de faire ce petit jeu de manière individuelle, ou par équipes, mais il est important que l’avis des uns n’influencent pas l’avis des autres !

Dans cette expérience, les enfants découvriront de manière intuitive que les couleurs des aliments influencent leur perception. En effet, la vue prépare notre cerveau à ce qu’il va manger. C’est pour cela que les grands restaurateurs veillent à la belle présentation de leurs plats ! Donnez bien entendu les réponses aux enfants et faites-les goûter à nouveau si nécessaire !



La vue

Lumière/obscurité : une des premières expériences qu’il est possible de réaliser est toute simple. Il suffit de mettre un objet dans une boîte assez profonde et obscure. Si l’on éclaire l’objet avec une lampe de poche, on le voit, alors que si on n’allume pas la lampe, on ne le voit pas. Ceci nous permet donc de comprendre que nos yeux ont besoin d’une certaine quantité de lumière afin de pouvoir voir un objet. La lumière va “taper” sur l’objet puis rebondir jusqu’à nos yeux (Et c’est lors de sa rencontre avec l’objet qu’elle va “changer de couleur”. Avant de rencontrer l’objet, la lumière possède toutes ses couleurs (c’est pour cela qu’elle est blanche), mais lorsqu’elle rencontre l’objet, ce dernier va garder certaines couleurs. Le mélange des couleurs restantes correspond à la couleur que nous percevons !). Il est aussi possible de faire une comparaison avec d’autres animaux, comme le chat, qui n’ont pas besoin d’autant de lumière que nous pour voir un objet distinctement.

La taille des pupilles : afin de se rendre compte que nos pupilles n’ont pas toujours la même taille, il suffit d’observer la taille des pupilles d’une personne dans une pièce sombre et dans une pièce baignée de lumière. Attention, il faut que ce soit la même personne afin de ne changer qu’un seul paramètre. Dans la pièce sombre, les pupilles seront grandes ouvertes afin de faire passer un maximum de lumière, dans la pièce baignée de lumière les pupilles auront diminué de taille afin de diminuer la quantité de lumière reçue par l’œil.

Nos yeux et les trois dimensions : Mais quelles sont ces trois dimensions ? Nos yeux nous permettent de percevoir la hauteur, la largeur et la profondeur. Mais comment s’en rendre compte ?

Pour le vérifier, il est possible de débuter par un jeu très simple : se cacher un œil puis l’autre… En faisant cela, l’enfant pourra se rendre compte que ses yeux ne voient pas exactement la même chose ! De plus, que l’on ferme un œil ou l’autre, on voit notre nez, alors qu’avec les deux yeux ouverts il disparaît ! Nous voyons donc notre nez toute la journée sans nous en rendre compte !

Une autre expérience permet de se rendre compte que nos yeux ne voient pas exactement la même chose. Il suffit de regarder le dessin ci-dessous de loin, puis de le rapprocher de plus en plus (en alignant la ligne avec le nez). Au bout d’un moment, la ligne disparaît et la balle entre dans la bouche de Pacman. Ensuite, il suffit de fermer un œil, l’image apparaît de nouveau en entière.

Rapproche ton nez de plus en plus près de la ligne : que se passe-t-il ?



Ces deux expériences nous ont donc montré que les deux yeux voient deux images différentes et que le cerveau les assemble afin de n’en faire qu’une. Cet assemblage a pour conséquence la disparition d’une certaine zone de notre champ de vision. C’est aussi l’assemblage de ces deux images qui permet de voir en trois dimensions, avec un seul œil on ne voit qu’en deux dimensions !

Pour s’en rendre compte, une petite expérience : il suffit de mettre une pièce dans un verre en fermant un œil… pas facile ! Avec un seul œil on perd une dimension : la profondeur. Sans cette dimension il est difficile de savoir si notre main est au-dessus du verre ou à côté !



Le toucher

On ne touche pas seulement avec les mains ! Une petite expérience permet de se rendre compte de cela. Il suffit de prendre un pinceau et de caresser le nez, les joues, le front, le cou,… des enfants pour qu’ils se rendent compte qu’ils peuvent toucher avec toutes les parties de leurs corps et que toutes n’ont pas la même sensibilité.

L’homonculus est une représentation où la taille des membres et proportionnelle à leurs sensibilités :



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L’odorat

L’odorat est très lié à nos souvenirs et à notre vécu. Une odeur peut paraître sans aucune signification pour certains alors qu’elle rappellera des souvenirs enfouis pour d’autres (l’odeur de la madeleine a fait surgir chez l’écrivain Marcel Proust des souvenirs liés à l’enfance). Un jeu peut être mis en place pour se rendre compte de cela : faire sentir une odeur (par exemple l’odeur du chocolat chaud) à un groupe d’enfants et essayer de leur faire verbaliser individuellement un souvenir lié à cette odeur (attention cette verbalisation doit se faire de façon personnelle afin de ne pas influencer l’ensemble du groupe). Pour certains d’entre eux, l’odeur évoquera quelque chose de précis (« le petit déjeuner chez mamie ») alors que pour d’autres, cette odeur ne sera associée à aucun souvenir. L’alcool à 70° rappellera le médecin ; le produit nettoyant la maison propre; le clou de girofle le dentiste (pour les plus âgés) ; l’iode la mer, …
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