Les Fables Jean de La Fontaine








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Fables

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Jean de La Fontaine


Les Fables

Jean de La Fontaine

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Activité 5 :

LES VISAGES DE L’HOMME :

Du vivant même de La Fontaine s’est constituée à son sujet une légende, que la tradition a fortifiée et enrichie. Cette légende, complaisamment entretenue par le poète lui-même, repose sur de fausses apparences.

- La légende de La Fontaine :

  • L’ingénu : La Fontaine passe souvent pour un personnage naïf, qui attire à soi la sympathie non sans donner quelque peu à sourire de sa candeur. De nombreuses anecdotes, plus ou moins controuvées, le font apparaître comme un perpétuel distrait.

Indifférent aux réalités de la vie, il aurait eu des goûts de bohème, heureux pourvu qu’on le laissât dormir ou rêver. On le représente errant au hasard dans les sentiers ou les taillis ; et parfois égaré dans les salons, avec l’allure gauche et lourde d’un « ours » provincial, qui se fait pardonner ses maladresses en raison de sa naïveté même. Brave homme au demeurant, sensible et tendre.

  • Le « fablier ». Quant à son œuvre, elle est donnée comme une sorte de miracle. Sur la foi de l’épitaphe qu’il composa pour lui, on admet qu’il passa une moitié de son temps à « dormir », l’autre « à ne rien faire » ; il aurait produit ses Fables sans effort, comme un pommier produit naturellement ses pommes.

- Le vrai La Fontaine :

  • Le courtisan : En réalité, La Fontaine fut un courtisan habile, qui se soucia de ménager son confort tout en préservant sa liberté. Il voulut jouir des bienfaits que pouvait lui valoir la protection des grands, sans être jamais leur esclave. Au nom de sa nonchalance et de sa prétendue distraction, on lui pardonnait tous les écarts. Il gagna moins souvent qu’on le dit les solitudes champêtres, car il ne pouvait pas se dérober à ses devoirs de protégé ; aussi est-ce en lui-même qu’il s’évadait le plus commodément, parfois abandonné aux charmes de ses rêves, le plus souvent attentif aux nécessités de son art.

  • Le poète. La Fontaine fut un poète épris de perfection et l’aisance à laquelle il parvient est à l’opposé de la négligence. Ce génie à l’allure si spontanée devait polir ses vers avec une extrême patience, pour réaliser des combinaisons métriques d’une délicatesse aussi subtile. À La Fontaine plus qu’à tout autre pourrait s’appliquer le vers célèbre de Régner : « Ses nonchalances sont ses plus grands artifices. »


D’après l’ « Histoire de la Littérature française »  de P.-G. Castex, P. Surer, et G. Becker par la Librairie Hachette.
Activités 6 et 7 :

L’HUMOUR DES FABLES :

La Fontaine se joue en racontant ; on ne saurait énumérer toutes les formes d’esprit qu’on découvre en lisant ses fables. Toutefois la forme la plus fréquente de cet esprit est l’humour. Le poète affecte un plaisant détachement à l’égard d’un récit qu’il se garde de prendre au sérieux.

- L’équivoque : Souvent La Fontaine s’amuse avec l’équivoque établie par la fable entre l’animal et l’homme. Ce sont de fines parodies, que le lecteur attentif doit saisir : l’expression « foi d’animal » dans La Cigale et la Fourmi transpose malicieusement l’expression « foi de gentilhomme »…

- Le mélange de tons : Il s’amuse aussi à mélanger les tons, selon l’usage du burlesque. Il se souvient de sa culture antique et fleurit le simple récit d’images savantes : le charretier qui s’embourbe devient « le Phaéton d’une voiture à foin »… (Wikipédia : dans la mythologie grecque, Phaéton ou Phaéthon – en grec ancien « le brillant » – est le fils d'Hélios, le Soleil, mort foudroyé pour avoir perdu le contrôle du char de son père, et avoir ainsi manqué d'embraser le monde)

- L’intervention narquoise : Un des charmes les plus délicats des Fables consiste dans l’intervention directe du poète qui interrompt le récit par une remarque narquoise. Par exemple, dans La Tortue et les deux Canards, il commente plaisamment les paroles qu’il attribue à l’un des canards : « "Ulysse en fit autant" On ne s’attendait guère/ De voir Ulysse en cette affaire. »

Il lui arrive même, par exemple dans La Femme noyée, de commencer la fable par une réflexion piquante, avant que le sujet ne soit exposé : « Je ne suis point de ceux qui disent : "Ce n’est rien, /C’est une femme qui se noie"… »

Ainsi nous sommes loin de la gravité d’Esope. Une fable de La Fontaine, c’est une légende naïve, mais contée par un esprit cultivé et rompu à toutes les finesses.
D’après l’ « Histoire de la Littérature française »  de P.-G. Castex, P. Surer, et G. Becker par la Librairie Hachette.

S’initier aux secrets d’écriture de Jean de La Fontaine



Activité 8

L’UNIVERS DES FABLES :

La Fontaine a renouvelé le genre de la fable par sa vision de l’univers et par l’image qu’il nous présente de la nature et du monde animal.

- Le sentiment de la nature : Comme le Polyphile de Psyché, La Fontaine « aimait les jardins, les fleurs, les ombrages » ; il les dessine entraits d’une inaltérable fraîcheur. Il fait vivre la nature, avec ses vents, ses orages, ses étés accablants. Il ne décrit pas la rivière mais les aspects mouvants de la rivière… Il évoque le renouveau du printemps dans un élan d’amour et de joie…

- La vision du monde animal : Lyrique dans ses évocations de la nature, La Fontaine présente les animaux de façon généralement comique. Il est sensible à la silhouette, à l’allure, au geste de chacun d’eux. Il ne les décrit jamais en détail, mais choisit un caractère essentiel, qui suffit à les camper devant nos yeux. Voici « Damoiselle belette, au corps long et fluet » ; le chat à l’ « humble contenance. Un modeste regard et pourtant l’œil luisant » ; les lapins, « l’œil éveillé, l’oreille au guet » ; le cerf « aux jambes de fuseau » ; le héron  « au long bec emmanché d’un long cou ». Ces évocations produisent l’effet plaisant de la caricature.

La Fontaine prête aux animaux des caractères moraux, qui, conformes à leur aspect physique, achèvent de les peindre à nos yeux… Le monde animal devient ainsi une figure du monde moral et du monde social.

Les hommes, enfin, sont toujours peints directement, dans la variété de leurs caractères et de leurs conditions : du financier au savetier, du seigneur au vilain, du vieillard à l’enfant… Ainsi peuple-t-il de tout un monde vivant les apologues arides d’Esope ou de Phèdre.
D’après l’ « Histoire de la Littérature française »  de P.-G. Castex, P. Surer, et G. Becker par la Librairie Hachette.




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